Se perdre pendant un instant…

J’ai pressenti quelque chose la nuit dernière. Comme si mon âme savait.

Pourtant…

Au matin, mes pieds ont continués à avancer. Pas à pas… sans bruit. Par peur que l’univers, qui elle n’avait peut-être pas compris, se joigne à la partie.

Puis un frisson a parcouru mon corps. Ça y était. La vérité me regardait dans les yeux. Un sourire malicieux aux lèvres.

Je l’avais encore fait.

Une respiration… une seule… pour revenir «ici et maintenant».

Je redéposai les pieds au sol. Lentement. Un à un. Bien ancrés. Mon coeur battait tellement fort que tout sembla s’estomper pendant un instant. Pendant combien de temps m’étais-je perdue?

Je me souvins de ce sentiment de flotter. Ma tête si lourde. L’univers si difficile à supporter. Depuis combien de temps refusais-je de m’écouter?

Je m’assis un instant. Une larme coula sur ma joue. Je me regardai, droit dans les yeux.

Cette peur du vide… cette peur de l’ennuie… cette peur de ne pas ÊTRE. Elles étaient là. Bien là. Depuis combien de temps…?

Je les regardai une à une. J’aurais voulu qu’elles disparaissent. Leur crier de partir. Les fracasser contre le mur. Mon coeur voulait exploser. Je luttais contre des pensées, des images, des paroles. Je luttais contre moi-même… mais pourquoi?!

Je respirai.

Je pris le temps de ressentir, pendant un instant. Me vis m’étourdir de nouveau. Et malgré le désir d’oublier… je cessai.

Je refusai de subir. De croire qu’en refusant de ressentir et de voir… tout disparaîtrait.

Je refusai de me battre sans cesse, peur après peur, et, malgré le doute constant, acceptai que je devais laisser aller.

Je me rappelai que ma plus grande force n’est pas de me battre pour refuser, mais d’accepter et de me relever. Que de regarder devant, c’est aussi avancer avec son passer et son présent. Qu’avancer vient avec des doutes et des peurs. Qu’avancer signifier s’adapter … à chaque respiration.

Je ne sais pas combien de temps avant de me perdre de nouveau. Combien de pas avant de m’oublier derrière pendant un instant. Mais je sais que je ferai tout… à chaque instant… pour revenir complètement…. moi… ici et maintenant.

Chrystelle

Crédit Photo: http://www.jschpphoto.com

Je te promets…

24 novembre 2012

Je ne me doutais pas que quelques heures plus tard, mon coeur s’arrêterait de battre pour un instant. Qu’à mon réveil, j’entendrais la voix de ma soeur m’annoncer que je vivais l’un des pires moments de ma vie.

Le souffle coupé. Le coeur qui oublie de faire quelques bons.
J’ai senti le sol se dérober sous mes pieds et chacun des ancrages de ma vie… s’effriter un à un sous mes yeux.

Respire Chrystelle…

Ma voix a raisonnée dans cet espace vide, ce temps d’arrêt.

… et la peur est venue me rejoindre. Envahissant chacune des parcelles de mon corps. Une peur tellement puissante, indescriptible. Et avec elle… un sentiment de vide d’une ampleur infinie.

Ça y était.

Tu étais parti.

Pendant quelques temps, j’ai eu l’impression de revivre à tout moment cette annonce. Comme un mauvais disque qui saute. Une cassette qu’on a trop écoutée. Et à chaque fois… ho oui chaque fois… mon coeur a cessé de battre pour quelques instants.
Toi, ma force. Cet homme si grand, si fort. Cet homme au rire contagieux, aux mauvaises blagues parfois… mais auxquelles je riais toujours de bon coeur. Au sourire qui nous fait oublier du petit bobo sur le genou, à notre première peine d’amour.

Tu ne serais plus à mes côtés. . .

Je n’entendrais plus «si c’est ça qui te fais plaisir ma grande vas-y, fais-le!». Je ne pourrais plus t’appeler lorsque je me sentirais perdue pour entendre simplement «tout va bien aller ma grande fille»… et sentir que c’est bon, je peux y aller!
Je devrais apprendre à me faire confiance. 
À me rappeler qu’une partie de qui je suis viens de toi et que je peux m’appuyer sur cette force. Cet ancrage.


23 novembre 2017

Cher papa,

Cinq ans déjà que tu es parti. Je sais à quel point tu as souvent eu peur pour moi. Mon intensité, ma sensibilité. Ce goût de l’aventure, de vivre «autre chose». Ce désir de sortir du moule et parfois de dire «fu***» au monde entier… te déroutaient tellement par moment. Je sais que tu avais peur que je sois parfois ma pire ennemie. Que je me trompe de chemin, que je me perde pour toujours, laissant ces émotions intenses prendre toute la place.

Je sais aussi que lorsque tu me regardais, je pouvais voir tout l’amour du monde. Ce mélange de fierté, d’amour inconditionnel et de craintes lorsque tu m’appelais ton «petit électron libre» je m’en rappellerai toute ma vie!
Ces moments de rires sans fin, de blagues farfelues. Ces moments de dépassement personnel où l’on se rejoignait dans nos sports partagés. Ces moments de chatouilles et de «bagarres» amicales où je sentais que peu importe ce qui se passait, tu étais tellement là pour moi.

Saches, mon cher petit papounet, que «ta belle grande fille», vas aujourd’hui réellement bien. Qu’à ton départ, je me suis fait la promesse de VIVRE et d’ÊTRE réellement. Qu’en cherchant à être quelqu’un que je n’étais pas, beaucoup trop souvent dans le passé, je me suis en effet égarée…

Mais je me suis maintenant retrouvée.

Saches que mon intensité est toujours là 😉 Que j’aime gros comme la terre entière chacune des personnes importantes de ma vie. Que ce que je fais quotidiennement, je le fais avec tout mon coeur, mon âme et mon corps. Que mon amour pour l’Humain, mon désir du partage et de la communauté prends de plus en plus de place dans ma vie… et que je continue de rêver, de croire et de foncer!

Saches que s’il y a une chose que j’ai apprise de toi c’est d’être à un endroit où l’on est bien, nous-même et heureux. Que si quelque chose ne me rend pas heureuse, je n’ai pas besoin de le garder dans ma vie pour démontrer quoi que ce soit à qui que ce soit.

Aujourd’hui, ton rire me manque toujours. Il m’arrive encore parfois de l’entendre pendant une fraction de seconde… Mais n’ait crainte, je continue à rire aussi facilement qu’avant (haha!) 😉

Mon cher papa….
Merci pour cette zénitude que tu m’as incitée à installer dans ma vie.
Merci pour ce goût du rire, du moment présent et du partage avec ceux que j’aime.
Merci pour ce désir de dépasser mes limites. De connaitre de nouvelles choses et d’essayer.
Merci pour ce goût du voyage et de l’aventure. De cette ouverture à voir plus grand et plus loin.
Merci d’avoir laissé à ma soeur et moi, ce désir d’être ensemble… parce que «c’est ça la vraie vie».

Et finalement…
Merci pour cet ancrage… cette force… que je sais maintenant… tu as su laisser bien là au fond de moi.

Je t’aime xxx…

«Tu ne devrais pas faire ça»

«Tu ne devrais pas faire ça»
Cette phrase-là, je l’ai entendu des dizaines de fois.

Lorsque j’ai décidé de mettre sur pause ma carrière «parfaite» de psychoéducatrice pour me permettre d’aller voir jusqu’où je pouvais aller si je laissais mon coeur me guider. Lorsque j’ai choisi de mettre de l’avant ce côté entrepreneur que je taisais «par peur», j’ai dû faire face à plusieurs commentaires souvent décourageants.

«Personne ne peut vivre de ce qui le passionne»
«Tu vas perdre ta sécurité, tu as une permanence»
«Moi, être à ta place je ne ferais pas ça»
… et j’en passe!

Puis un jour, j’ai pris le temps de regarder clairement ces personnes aller et j’ai compris que ce qu’elles me lancent au visage, ces pierres qu’elles jettent sur ma route au passage, parlent davantage de leurs peurs que de la vérité. Parce qu’en fait… y a-t-il réellement UNE seule façon de vivre notre vie?!

Lorsque je me suis séparée, j’ai entendu beaucoup de choses qui m’amenaient à me questionner. J’ai eu des discussions sur l’amour, les valeurs, le fait de s’engager à long terme avec quelqu’un… mais au fond de moi, malgré tout, une voix me disait clairement «pourquoi te «contenter» d’une stabilité si vous pouvez être plus heureux autrement?!». La peur de tout perdre, de ne plus trouver personne. Cette peur d’être seule et ce sentiment parfois intense de «ne pas être assez» doit-il m’obliger à demeurer dans une situation qui n’est plus?

Depuis toujours, je suis une rêveuse. Je rêve de réaliser mes plus grands rêves, de voyager, rencontrer l’Humain dans sa diversité. Je rêve de créer de mes propres mains MA vie. De me lever le matin et que mes choix quotidiens reflètent mes valeurs les plus profondes et permettent peut-être à quelques personnes que j’accompagne de se trouver davantage et de gagner un peu de calme et de paix intérieur.

Depuis toujours, je ressens intensément chaque seconde de ma vie. Oui, je suis intense! Pour moi, le coeur est le centre de notre univers. Même si parfois il est nécessaire d’être logique, même si parfois il faut tout de même garder les pieds sur terre… faut-il pour autant taire cette passion, cette voix qui crie à l’intérieur de nous?

Bien sûr, parfois j’ai de la peine. Parfois j’ai mal, me sens vraiment seule et laisse l’Être de côté pour m’étourdir un peu. Bien sûr, parfois j’aimerais ressentir moins et calmer ce flot incessant d’idées et de goût d’aventure. Bien sûr, parfois j’aimerais me «ranger» dans une petite vie paisible et calme…

mais je me souviens…

Je me souviens de ce sentiment d’étouffement lorsque j’essaie d’entrer dans LE moule ou de «faire ce qui doit être fait».

Et même si très souvent cela est difficile. Même si parfois j’ai peur de passer à côté de ce que «je devrais faire»… je refuse de me «contenter» de ce qui devrait être… et je continue de rêver. Je continue de croire que je peux créer les plus beaux projets pour MA vie à moi. Que je peux soulever des montagnes si je mets toute l’énergie nécessaire et continue d’y croire.

Et malgré la peur d’être seule et de ne pas être «assez». Malgré la peur de ne plus être LA personne dans les yeux d’un gars de nouveau… Je souhaite du plus profond de mon coeur rencontrer cette personne qui me choisira pour mes forces, ma passion, mon intensité… mais aussi pour tout ce qui a de vulnérable en moi. Je souhaite profondément construire quelque chose de vrai, d’authentique, parfois emprunt de rire et de bonheur, parfois teinté de peine et de moments plus difficiles, mais toujours soutenu par un amour, un soutien et un «Tu es la personne» sans plus, ni moins!

Alors… oui je pourrais écouter les «tu devrais» ou «ne devrais pas». Oui, je pourrais être plus raisonnable et moins intense… mais je crois profondément que si je laisse mon coeur s’envoler, mon âme danser et tout mon être croire, et ce à chaque seconde, que tout est possible… alors je pourrai réellement Être.. et peut-être même inspirer quelques personnes à croire en eux et SE choisir… parce que vous le méritez tellement… mais TELLEMENT!

Chrystelle xx

Ces moments…

Il y a ces moments de vertige… ces moments où dans l’immobilité du moment le reste semble progresser à vitesse folle. Une seconde d’angoisse, un bon manqué par notre coeur qui, lui aussi, a cessé de respiré pendant un instant.

Il y a ces moments de peur et de « mais si»… «si jamais je ne vivais plus cela de nouveau». Cette peur de ne pas être reconnu, aimé… cette peur du vide et de perdre à tout jamais ce regard du «C’est TOI» qui croise le notre pendant un instant, une éternité.

Il y a ces moments uniques où lorsque l’on regarde dans les yeux d’une personne, même pour la première fois, on peut voir quelqu’un que l’on connait. D’âme à âme, le coeur authentique et dénué de masque. Un personne qui, sans mot dire, comprend tout ce que votre coeur porte et permet à votre âme de danser.

Il y a ces moments de frissons et de «merci de me faire sentir ainsi». Et ces peurs du «est-ce que ce sera toujours-là demain?». Suivi de déni et de refus de ne pas y croire. Moment d’espoir et de magie.

Il y a ces moments où d’une main on enverrait tout valser, se perdre à l’autre bout du monde… recréer pour un instant notre vie… notre soi. Nous permettre les plus grandes folies, ces interdits désirés, ces rêves inassouvis.

Il y a l’ivresse de la réussite! Ces moments de «je n’y aurais jamais cru». Ces moments où l’on se sent invincibles, prêts pour le prochain combat.

Il y a la reconnaissance infinie. Ces moments où l’on a suivi notre coeur, nos convictions et nos valeurs. Ces moments où nos actions ont été dessinées entièrement par ce feu intérieur et où le temps s’arrête devant nos yeux pour créer un moment parfait. Larme aux yeux, moment de lucidité du «voilà qui je suis et pourquoi je fais cela!»

Il y a l’angoisse des moments d’échecs et d’erreurs. Ces moments de remise en question où l’on perd de vue qui l’on est, ce que l’on souhaite au plus profond de notre coeur… le «c’est pour cela que je fais cela» qui devient muet. Moments où l’on a l’impression d’être seul à se sentir ainsi, isolé, incompris.

Puis il y a ces cours moments, où dans le regard de l’autre, on comprend que nous ne marchons pas seul. Ces moments de «je te comprends tellement!» qui réchauffent le coeur.

Et il y a ces moments où l’on prend conscience que tous ces moments existes. Moment de lucidité et d’acceptation. Moment où notre coeur vulnérable accepte que ce tout est nécessaire et bien présent.

Moment où l’on accepte de se regarder droit dans les yeux et de dire «I’m who I am and… I’m enough.»

Moment de pleine conscience face à cette tempête parfois limpide parfois embrouillée qui nous envahis… où l’on s’arrête pour observer, respirer et se permettre d’Être, seul, parmi les autres.

Sans mot, ni geste.
Sans Faire, ni action.
Sans «je devrais» ni «il faudrait».

Juste soi, assez, complet et parfaitement imparfait.

Cesser de se perdre pour se trouver…

Début septembre 2017, dimanche matin, Sherbrooke.

Assise dans une salle de yoga. Inconnue. Ma soeur m’ayant amené à cet endroit pour faire ce qu’elle a toujours si bien fait. Prendre soin de moi. Une prof pétillante et lumineuse, cette belle Valentine, se trouve devant moi, inconnue. Le cours débute et sa voix, douce, m’amène à créer cette bulle. Ce moment à moi, de moi. Et elle nous invite à regarder en nous ce dont nous avons besoin, l’émotion que nous nous accordons… ici et maintenant. Ma séparation, mon départ en tant que travailleuse autonome à temps complet, certains projets qui ne fonctionnent pas comme j’aurais aimé… j’ai abdiqué. Pour la première fois, je me suis réellement et totalement accordé la bienveillance face à cette colère et cette peine qui m’habitaient. J’ai «déposé un genou au sol» en m’inclinant face à la vie. Elle était plus forte que moi, pour la première fois de ma vie j’allais placé de côté ce besoin de me battre… et j’allais accepter.

Mon premier réflexe aurait été de partir. De partir le plus loin possible pour me perdre…Me perdre dans la différence, dans l’inconnue. Me dérouter, m’éloigner de moi-même pour éviter d’Être …un instant… Prendre l’avion qui me mènerait le plus loin possible pour me faire vivre des émotions encore plus intenses que celles qui se trouvaient là… pleinement… totalement… mais tellement difficilement… Mais j’ai résisté. J’ai pris mes peurs par une main, ma douleur par l’autre et je me suis assise là, dans le tourbillon de cette tempête. J’ai ressenti, pleuré et accepté. Je me suis fait la promesse que de me perdre encore dans le but de me retrouver n’était pas une option. Que n’importe quelle façon de cesser d’avoir mal, que n’importe quelle émotion plus forte, ne serait-ce que pour un instant, ne valait pas plus que moi… uniquement moi et le moment présent.

J’ai pris le temps de respirer. Le temps de comprendre que je devais laisser des choses aller. Le temps de me reconnecter à moi et à cette force à l’intérieure de moi qui me permet d’y croire… encore et toujours… et de continuer d’avancer. J’ai fait le choix de ne pas m’étourdir. De ne pas essayer d’être une autre personne ou de faire des choses que je ne désirais pas pour me sentir vivante. Je suis restée là. Et j’ai accepté d’être moi. Accepté que j’ai le droit aussi de refuser de me battre. Que l’énergie doit parfois être prise pour prendre soin de soi-même avant de prendre soin des autres ou de défendre corps et âme ce qui nous tiens à coeur. Et même si parfois je prendrais mon passeport et je me rendrais là… maintenant… à l’aéroport pour tout envoyer balader et sentir l’enivrement de l’inconnue… la puissance de se perdre encore… une dernière fois… pour faire face à la déroute… Je demeure là. Ici. Maintenant. Moi. En sachant très bien qu’en étant moi… complètement… je pourrai enfin m’envoler, sans me perdre de nouveau.

A worst part of a good day

Dernièrement, j’ai fais de mauvais choix.
Ce n’est pas toujours facile à dire, ni même à réaliser.
Il y a ce sentiment que tout nous échappe.
Ce sentiment d’incompréhension, les vertiges… et la remise en question de soi et de ceux qui nous entoure parfois.

Il y a cette petite voix intérieure qui nous met en garde. Qui nous fait sentir tellement mal.
Et cette petite voix, même si elle crie très fort parfois, elle ne parle pas toujours notre langue on dirait! Alors on continue… on s’accroche. On se bat contre vent et marée et on espère fort que le vent va changer de bord! On a l’impression que la tempête est sans fin et qu’aucune lumière ne se trouve au bout du chemin.

Et puis on tombe.

Comme si l’on se trouvait dans l’oeil de l’ouragan.
Le monde se fige. On entend notre coeur battre et notre respiration être plus difficile. Le temps s’arrête un instant, et on comprend…

On comprends qu’en chemin, on s’est laissé derrière.
On comprends, que pendant un instant, on a désiré quelque chose tellement fort, qu’on s’est égaré, oubliant de regarder les pas sur notre chemin.

Et puis on lâche prise.

On cesse de se battre et la tempête arrête.
Malgré quelques dégâts, la petite voix intérieure devient plus claire. Et on comprends pourquoi.
On accepte de s’être trompé.
On accepte qu’une erreur ne défini pas ce que l’on est.
On accepte qu’un faux pas nous permet de nous rapprocher de nous-même et d’ancrer, encore plus clairement à l’intérieur de nous, ce en quoi nous croyons et ces valeurs qui nous font vibrer.

On prends conscience qu’une tempête ne signifie pas que notre vie ne va pas bien.
Mais qu’il s’agit simplement d’un mauvais moment à passer. Et cette petite voix à l’intérieur de nous, lorsqu’embrouillée, nous rappelle que nous nous éloignons de nous même et de prendre le temps d’écouter.

On accepte, on respire, et on laisse aller.

Puis.. on sait qu’on s’est retrouvé, sourire aux lèvres et coeur de nouveau emballé.

I’m a dreamer

Depuis toujours, je suis une rêveuse…
Je rêve de justice, d’inclusion, de partage et vérité.
Je rêve d’amour, de rire, de passion et d’amitié.
Et même si parfois cela nous amène à avoir peur et à faire face à nos difficultés et notre vulnérabilité, je rêve d’exploration, d’aventure et de voyage.

Je suis comme tous, je comprends les enjeux personnels. Je comprends les réactions excessives de l’Homme face à ses peurs et à ses instincts de protection. Je comprends que l’on fait tous du mieux que nous pouvons avec le bagage que nous portons. Même si parfois la réalité peut sembler absurde, démesurée.

Mais je rêve toujours.

Je rêve de créer un monde autour de moi plein de compréhension, de vérité, d’authenticité et d’amour. Un monde ou chacun, de par ses forces et sa vulnérabilité, permet à l’autre de trouver sa place… d’être ce morceau de casse-tête unique qui fait qu’ensemble on est un tout.

Je rêve que l’Humain, au fond de lui n’est que bonté et que si on sème un peu de rire, de bonheur et de conscience, le monde sera bon et mes rêves un peu plus près de la réalité.

Je suis comme tous, moi aussi j’ai des culs-de-sac. Des moments où que je regarde à droite ou à gauche… on dirait que le chemin n’est pas plus beau d’un côté ou de l’autre. Des moments où j’ai l’impression de cesser de respirer. Où je sens cette boule dans mon ventre et ce point dans ma gorge. Parfois je réagis (sur-réagis même!). Parfois je refuse de taire mes émotions et affirme clairement ce que je ressens, malgré la peur de déplaire ou de blesser. Et même si j’ai peur, même si parfois j’ai l’impression de ne plus rien comprendre… je refuse de cesser de rêver.

«I’m a dreamer…but i’m not the only one»

Et j’espère du plus profond de mon coeur, à chaque action que je pose, que par effet de vague, le monde sera meilleur.

Et même si parfois c’est difficile… je me fais la promesse de continuer à rêver!
Continuer à placer mes valeurs au centre de mes actions.
Continuer à croire que peut-être je pourrai faire une différence pour que chaque personne accompagnée ait aussi ce goût du rêve et du «je veux croire» et devienne aussi un de ces rêveurs parfois marginal, parfois incompris… mais toujours tellement vrai, vulnérable… mais parfais ainsi.

#beyourself and be proud of it !

Au courant de la dernière année, j’ai fais des choix pour moi. Ma vie a fait que dans le passé, j’ai fais beaucoup de choix en fonction des autres. Aider les autres, partager, participer à créer un monde plus juste, plus humain… tout ça est au coeur même de chacun des pas que je fais dans mon quotidien. Et parfois, dans la but de rendre l’autre heureux, je me suis mise de côté (je suis convaincue que certain(e) se reconnaissent aussi 😉 ).

Au courant de la dernière année, j’ai choisi d’écouter davantage cette petite voix intérieure et de créer un futur qui me ressemble. Et même si parfois, il y a des déceptions… si parfois, on a des attentes qui ne s’avèrent pas comblées…. cette petite voix est maintenant très claire «reste toi-même».

Longtemps dans ma vie j’ai cherché à atteindre des buts teintés de par les personnes que j’admirent. J’ai cherché à «devenir» par le biais d’éléments bien extérieurs à moi et qui, lorsqu’atteint, ne me comblaient pas nécessairement. J’adore travailler avec l’humain, parce que chacun de vous êtes différents, êtes uniques et c’est ce qui fait que vous êtes parfaits dans vos différences et vos imperfections! On a tous le désire de plaire, de se faire aimer. L’humain a besoin de sentir qu’il fait partie du groupe, que ce qu’il fait est vue et validé par les autres. C’est normal, humain. On cherche à créer un sens à ce que l’on fait et à valider que oui… nous sommes «assez».

Mais si «être assez» passait davantage par «être qui l’on est». Et si «être assez» ne se quantifiait pas, mais «était» tout simplement?

Et même si parfois cela signifie «dire non».

Et même si parfois cela signifie être déçue et avoir de la peine.

Et même si parfois cela signifie faire des deuils et de se détacher du «moi idéal» auquel on aspire.

Demeurer qui on est vaux bien plus que de chercher à atteindre des buts qui ne nous collent pas ou à travailler pour être ce «moi idéal» dans les yeux des autres.

#beyourself and be proud of it!

Chercher à devenir sans cesse une meilleure personne dans les yeux des autres ne signifie pas que vous êtes une meilleure personne. Prenez le temps d’écouter cette voix intérieure qui vous indique qui vous êtes. Que ça plaise ou non à certaines personnes… soyez! Soyez cette personne qui crie qu’elle existe lorsque vous vous arrêtez. Soyez cette personne qui fait que votre coeur bat fort lorsque vous y pensez… cette personne qui fait que lorsque vous l’écoutez, vous vous sentez sur votre X. Cette personne qui est unique… vraie… et parfaite avec toutes ses qualités et ses imperfections.

En étant cette personne… peut-être que certains vous regarderons différemment. Peut-être que vous devriez revoir certaines attentes…. faire certains deuils «d’idéal». Mais croyez-moi, vous saurez au fond de vous… que c’est parfait ainsi… que tout est parfait «ici et maintenant». Et qu’en affirmant qui vous êtes… même si cela demande du courage… Les mots seront vrais et tout sera dit.

Puis au final, vous ferez de votre vie une vie qui vous ressemble… et changerez positivement ce monde… une affirmation à la fois, une action à la fois.

Yogini Rebelle

Happiness ou mindfulness?

«Happiness does not mean having THE Happy life. The happiness finds itself in each of the small moments of joy which we live in every day.»

Aujourd’hui j’ai eu la chance d’entendre ces paroles de la part d’un homme qui a choisi de vivre simplement et de créer des produits biologiques et natures des plus savoureux. Produits qu’ils partagent en vivant des moments vrais et authentiques avec des gens de partout, autour de sa propre table dans sa petite ferme au nord de Paros! Un homme qui a choisi de vivre en mettant au coeur de chacune de ses journées, l’amour, le partage, l’amitié et la reconnaissance de ce que la terre lui offre (petit vidéo présentant la ferme). Cet homme a choisi de sentir, goûter et vivre chacune des secondes de sa vie simplement et en conscience. La signification même de l’expression «pleine conscience».

Cette expression «pleine conscience» est utilisée à toutes les sauces et parfois de façon erronée. Le marketing actuel laisse croire au gens que «mindfulness» est synonyme de «happiness». C’est certain que vue comme cela… c’est vendeur Nous sommes tous à la recherche d’une façon d’être plus heureux au travers de notre rythme de vie effréné. J’entends souvent que c’est la nouvelle approche pour être heureux ou des expressions telle que «arrête de te comparer (ou) arrête d’être fâchée «c’est tellement pas mindfulness»». Je dois dire que ces affirmations, parfois dites par des personnes que je respecte ou dont j’admire le cheminement, m’ont souvent amenée à me remettre en question. Mais en fait, sans rien enlever à ces personnes que j’estime, la vérité, c’est que «mindfulness» n’est pas synonyme de «Happiness»!

Aujourd’hui, assise dans une ferme bio au centre de nul part, j’ai eu la chance de vivre un moment unique lors duquel un homme m’a raconté vivre chacun de ces moments de vie simplement, mais non tous de façons semblables et ni avec une seule émotion. Vivant des rencontres parfois plus belles que d’autres, vivant des moments de récolte ou de business plus difficiles que d’autres, cet homme accueille chacun des moments comme il est, et accepte que la vie est telle quelle est sans se battre contre ce fait. Au final, il en retire le bon, étant plus conscient de ce qu’il a de positif dans chacune de ses journées, malgré les temps parfois difficiles.

Depuis quelques années, la pleine conscience fait partie de ma vie comme pratiquante. J’ai la chance de la partager de plus en plus et j’en suis reconnaissante. Pendant longtemps je me suis battue pour ne pas ressentir ou vivre les émotions plus négatives. Parce qu’on va se le dire… ce n’est pas confortable avoir de la peine ou être en colère. Et depuis quelques temps j’accepte que la pleine conscience nous amène à être conscient du positif et à prendre distance des émotions et pensées négatives… mais que le but premier n’est pas d’être plus heureux. C’est avant tout un effet secondaire positif de cette pratique. J’accepte de plus en plus que vivre la pleine conscience c’est ressentir et observer le moment présent pour ce qu’il est «ici et maintenant». C’est prendre conscience de chacun des moments de la journée, incluant les plus heureux et les plus difficiles. Être conscient de nos valeurs, de ce qui nous fait vibrer, et de nous permettre de recevoir ce qui se présente afin de faire des choix éclairés en lien avec ce que nous ressentons vraiment et souhaitons réellement.

La pleine conscience n’est pas là pour vous culpabiliser ou vous rappeler que vous devriez être plus heureux! La pleine conscience est là pour vous permettre d’observer les choses telles quelles sont, sans vouloir changer quoi que ce soit, que ce soit un fait, une émotion ou une pensée. Elle vous donne la chance de prendre une distance avec cette tempête interne qui peut facilement devenir plus grande qu’elle ne l’est en réalité, en observant les choses telles quelles sont ici et maintenant. Elle vous permet d’accueillir ce qui est et de prendre le temps de le ressentir, de le voir, de le vivre…

Alors vous avez le droit d’être en colère, d’avoir de la peine ou d’avoir du ressentiment.

Vous avez le droit de vous levez le matin et de vous sentir «bouette» et de vous dire «merde je resterais au lit».

Comme vous avez le droit de rire aux éclats et de vivre des moments uniques lors desquels vous vous dites «merci la vie!».

Prenez simplement conscience de ce qui se passe dans votre moment présent et respirez profondément pour accueillir ce qui est… car tout est parfait, peu importe sa couleur, «ici et maintenant».

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Pour voir les différents ateliers, cours et formations en lien avec la pleine conscience: www.yoginirebelle.com

Cet inconfort qui nous fait avancer…

Il y a de ces moments où l’on se retrouve dans une sorte d’impasse. Où même si on se voit aller… on est incapable d’agir autrement… l’émotion étant trop présente… trop forte.
Ces patterns, ou samskaras en yoga, dans lesquels tout notre être est habitué de s’ancrer. Notre corps, notre tête, notre âme sont pris dans un tourbillon et une réaction, parfois forte ou inappropriée arrive! Un moment où la réaction est plus forte que l’action. Pour des raisons toutes différentes les uns des autres, nous avons créé ces samskaras qui nous poussent à reproduire des schèmes de réactions… et quand on prend conscience de ceux-ci… mon dieu qu’on aime pas toujours cela se voir aller (hen?!!).

Pour ma part, lorsque je suis confrontée à une incapacité, un échec, j’ai tendance à vouloir me battre contre les faits (encore et toujours en espérant un résultat différent… ben oui 😉 ). J’ai de la difficulté à accepter de ne pas être capable… de ne pas être «assez». De cela peut découler un paquet de pensées et de réactions vraiment autodestructrices  «Je devrais être capable!» «Merde je pensais que j’étais meilleure que ça!».

Que ceux et celles qui sont aussi coupables lèvent la main!! 😉

J’ai pleinement conscience de ces patterns, et j’ai appris à les gérer au quotidien. Cependant, il y a des moments où c’est plus facile que d’autres. Comme on dit, on ne développe pas des outils autogestion pour changer, mais pour se connaitre, intervenir sur soi et agir autrement.

Dernièrement, dans un contexte de voyage, de décalage horaire, de fatigue et de «peu de solitude» ce pattern m’a rattrapé comme un coup de poing au visage. D’anciennes blessures, tant physiques que psychologiques, ont refaites surface et j’ai dû respecter le rythme de mon corps dans un voyage d’escalade que je planifiais depuis longtemps. Pendant un moment je me suis comparée, j’ai été déçue de moi-même et j’ai remis en question mes choix et mes compétences.

J’ai vécu ce retour en arrière et je me suis vue aller… complètement! Puis après avoir exprimé ce que je ressentais… j’ai eu le choix… parce que oui, on a très souvent le choix. J’ai eu le choix d’ancrer encore plus ce pattern à l’intérieur de moi et de gâcher tout ce qui pouvait constituer une réussite, un beau moment. J’ai eu le choix de ne pas vivre le moment présent, de demeurer dans mes pensées destructrices, et de regretter par la suite le déroulement de ce que j’avais panifié depuis des mois. De laisser la déception et les attentes non adaptées m’empêcher d’être «ici et maintenant». Mais j’ai choisi de ressentir ce qui se passait… de l’écouter… de respirer et … d’accepter que ce qui est est… Je ne dis pas que cela est régler pour toujours (ho non!)… mais les «Je devrais être capable» on laissé place aux «je vais faire du mieux que je peux dans le moment présent» et les «Cool j’ai réussi cette voie là» ou «Crime j’ai fait l’enchainement que je n’avais pas réussis la dernière fois» ont pris la place des «pourquoi elle est capable».

Nous avons tous des samskaras. Parfois, les facteurs font qu’ils prennent le dessus même si nous savons que nous devrions faire autrement… agir autrement.

Même si sur le coup on se sent poche, faible, nul… il n’en est rien… ne vous en voulez pas! Nous avons tous cette capacité à l’intérieur de soi de croire et d’avancer.

Il suffit d’observer, d’accepter, de respirer… et de profiter de ce moment… aussi inconfortable soit-il… pour faire autrement… mettre le pied hors de la tornade… pour avancer, un pas de plus, vers «l’ici et maintenant».