Apprivoiser l’inconfort.

Tolérer l’inconfort.
Lorsque la vie est en changement.
Lorsque l’on a un pied dans l’ancien et un autre dans le nouveau.
Le coeur palpitant parfois d’enthousiasme, parfois d’impatience. 

Et les «c’est peut-être pas le bon choix» ou «je ne suis peut-être pas assez» se font entendre.
En effet, on va se le dire, il arrive de se tromper. Il arrive aussi que d’autres ne prennent pas les meilleures décisions à notre égard. On ne peut pas tout contrôler.
Même si parfois on peut être blessé(e). 

Justement, le contrôle… parlons-en!
Cette relation d’amour/haine avec notre ami contrôle.
Ce besoin de savoir, de prédire.
Ce besoin également de juste se laisser guider
«Just let it go» qu’ils disent. 

Il y a alors l’autre qui ne nous comprends pas.
L’autre qui ne nous vois pas assez.
Il y a notre choix à re-questionner.
Notre valeur à re-mesurer.
Il y a une peur à étouffer.
Un horaire à sur-planifier. 

Une émotion à étouffer…. 

Et il y a la fatigue.
Des amitiés parfois brisées.
Des amours qui s’éloignent sans raison.
Évitant d’écrire toute l’histoire… «d’un coup que…».
Il y a des âmes qui se fragilises.
Des coeurs qui se durcissent, se protègent.
Des corps qui s’épuisent.

Tout pour ne pas apprivoiser l’inconfort.

Tout pour éviter de vivre ce moment précis où le sens n’existe plus.
Moment où le coeur s’emballe.
Détaillant la palette complète des émotions… mais tsé les inconfortables là.
Moment où la tête veut rationaliser cette palette à grand coup de peurs et de scénarios catastrophes.
Moment où le corps prend ses jambes à son coup et fait ce qu’il connait le mieux. 

Fuir.
Éviter.
Oublier.

Parce que tsé… après, la tête aura eu raison «ce n’était pas la bonne personne», «ce n’était pas la bonne décision»….«je n’étais pas assez»… Il y aura un sens. Un certain réconfort. 

Et qu’est-ce qui se passerait si on écoutait «ils» une fois?
Qu’on essayait vraiment le «just let it go»?
Qu’est-ce qui arriverait si en sentant sa gorge se nouer.
En sentant ses mains devenir humides.
On restait là.
Juste là.

À respirer…

Si on entrevoyait la possibilité que ce n’est peut-être pas notre action qui n’est pas bonne.
Que ce n’est pas de notre faute si l’autre nous blesse.
S’il nous blesse…
Et surtout, que parfois il arrive des événements qui entrainent des émotions négatives…
Et que cela n’enlève absolument rien à qui nous sommes. 

Qu’est-ce qui arriverait si en entendant les scénarios catastrophes, on se rappelait qu’une émotion ben… c’est inconfortable.
Pis que l’inconfort il déteste être seul. Alors il va chercher ses amis. Ceux qui aiment ben nous rappeler que le pire peut toujours nous arriver.

Qu’est-ce qui arriverait si on acceptait que ressentir… c’est vivre? 

Laisser son corps encaisser le choc.
Laisser la palette se détailler à l’intérieur de nous.
Et laisser l’émotion être ce qu’elle est tout simplement.
Sans chercher à comprendre.

Apprivoiser l’inconfort.

Arrêter d’être en guerre avec lui.
Cesser d’entretenir cette peur de se retrouver avec lui.
L’accepter un peu plus.
Jour après jour.
Émotion après émotion. 

Parce qu’un émotion, ce n’est pas toujours agréable.
Mais c’est une émotion.
Ce n’est pas moi.
Ce n’est pas toi.
Et ça n’enlève absolument rien à la magnifique personne que tu es.
Parce qu’une émotion ça fait partie de la magnifique personne que tu es. 

Accepter que ressentir, c’est vivre, et qu’il faut laisser de la place à l’incompréhensible pour que le vrai et l’unique arrivent.

 

« Le contrat d’une vie » qu’ils disent… 😉 

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