Toi et moi.

Moi…mes émotions, mes pensées, mes gestes.

Pas parfois décidés, assurés.
Comprenant clairement ce qui doit être fait. Le chemin à emprunter.
Le regard décidé, la tête pleine de rêves.
L’âme dansant, sourire aux lèvres… le coeur dessinant pas à pas cette voie unique… le «c’est vraiment moi qui crée ça?!» assumé.

Moi et toi.
Ce contact avec l’autre.
Ces instants magiques.
Regards croisés et lien qui se tricote le temps de quelques battements de coeur. D’un souffle partagé.
Toi et moi côte à côte.
Amour ou amitié.
Âme libre et assurée…
Moment de « Tu peux rester avec moi si tu me laisse être qui je suis».
Moment de Love bien senti.

Moi… mes émotions, mes pensées, mes gestes.
Mes mains parfois tremblantes, ma voix trahissant mon hésitation… mes peurs.
Moment où l’autre devient plus solide à mes yeux.
Moment où seule, mes repères s’effondrent.
Parsemé de regards, de paroles et de désirs.
Le coeur voulant exploser, ne comprenant plus qui il est… ne comprenant plus qu’à lui seul, il est assez.
Cet instant où ma main prend la tienne… laissant aller la mienne pour quelques pas.
M’oubliant derrière… refusant d’être seul, d’être moi.

Puis il y a l’oublie. L’oublie de soi, parce qu’être avec l’autre est plus facile.
Parce que d’être sourd pour soi… cela a toujours bien marché.
Regards s’offrant sans lendemain. Bras ouverts et coeur camouflé.
Laissant notre être entier s’imprégner de l’autre, jusqu’à s’effacer.
Parce que ressentir autre chose pour un instant nous permet d’oublier.

Ce regard… ce contact.
Ce moment où sans mots dire, un lien se crée… de coeur à coeur… de tripes à tripes… et où l’on ressent ce qui vit à l’intérieur de l’autre.
Moment où l’on comprend tout ce qui se passe, parfois mieux que l’autre.
Moment où l’on arrête de ressentir pour soi… où notre monde intérieur se fige le temps d’un regard… d’un souffle.
Moment où l’on accepte de recevoir ce qui ne nous appartient pas.
Créant un nouveau casse-tête de souvenirs et d’émotions.
Dessinant un passé inexistant… vibrant à ce rythme qui ne nous appartient pas.
Peur de perdre, ou de décevoir.
Peur de briser cette ficelle si fragile.

Puis il y a ce moment où la réalité nous rattrape.
Où les paroles, les gestes… Les peurs de l’autre rejoignent les nôtres et nous ramènent à la surface.
Souffle coupé. Lien effrité.
Moment où notre coeur retrouve son rythme passé.

Moi… mes émotions, mes pensées, mes gestes.
Moment où je reprends ma place…
Comprenant très bien tes émotions, tes pensées, tes gestes.
Moment de « je refuse de m’oublier».
Laissant de nouveau mon âme danser et croire que sur son chemin elle pourra demeurer assez.

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